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Entretien en anglais à Lausanne : présenter son parcours clairement
Pour un entretien en anglais à Lausanne, préparez surtout la manière d’expliquer votre parcours à un interlocuteur qui ne connaît pas vos intitulés habituels. Entraînez les passages entre français et anglais, les questions de suivi et la description précise de votre rôle. Complétez cette préparation linguistique par les ressources de carrière auxquelles vous êtes effectivement admissible.
Clarifier la langue de chaque étape du recrutement
Relisez l’annonce et repérez les situations où l’anglais est mentionné : collaboration internationale, clientèle, documentation ou présentation. Une entreprise située à Lausanne peut utiliser plusieurs langues selon les équipes et les fonctions. Ne déduisez donc pas la langue de l’entretien du seul lieu de travail. Demandez au contact de recrutement quel format est prévu et si une étude de cas accompagne la discussion.
Préparez une question courte : « Could you confirm which parts of the interview will be in English? » Elle sert à organiser votre préparation, pas à obtenir une liste de questions à l’avance. Si la réponse reste ouverte, entraînez une présentation de votre parcours dans les deux langues et quelques transitions. Le but est de pouvoir continuer l’échange lorsqu’un interlocuteur change de langue, sans perdre le fil de votre exemple ni recommencer une réponse depuis le début.
Expliquer les intitulés sans inventer d’équivalence
Un diplôme, une fonction ou un type de contrat peut être familier dans votre environnement et peu transparent pour un interlocuteur international. Donnez son nom exact puis décrivez ce qu’il vous a permis d’étudier ou de réaliser. Évitez d’attribuer une équivalence officielle à partir d’une traduction trouvée en ligne. La reconnaissance formelle, lorsqu’elle est nécessaire, relève d’une démarche distincte.
Exemple fictif : au lieu d’annoncer uniquement un intitulé de poste interne, expliquez « I coordinated requests between the support team and the technical specialists ». Ajoutez ensuite votre niveau de responsabilité : décidiez-vous, prépariez-vous une recommandation ou exécutiez-vous une procédure ? Cette distinction rend le parcours compréhensible sans le gonfler. Préparez deux versions de chaque étape importante : une phrase pour situer le rôle et un exemple pour l’illustrer. Votre interlocuteur pourra choisir ce qu’il souhaite approfondir.
Utiliser les ressources locales selon votre situation
L’État de Vaud propose une page d’orientation pour adultes qui présente plusieurs prestations et portes d’entrée. Elle peut aider à identifier un accompagnement de carrière pertinent. Vérifiez les critères, les modalités et la disponibilité correspondant à votre situation ; la présence d’un service dans le catalogue ne signifie pas qu’il est accessible sans condition à toute personne.
Les ressources Alumnil de l’UNIL orientent également vers des outils et services de carrière, notamment pour les publics liés à l’université. Le portail orientation.ch fournit des informations sur la recherche d’emploi. Utilisez ces pistes pour travailler le dossier et la compréhension du processus, puis complétez si nécessaire par une pratique de l’entretien en anglais. Un conseiller en carrière et un professeur de langue n’ont pas automatiquement le même rôle. Demandez ce que chaque accompagnement couvre avant de multiplier les rendez-vous.
Préparer une petite réserve d’exemples professionnels
Choisissez un exemple de collaboration, un exemple de difficulté et un exemple d’apprentissage. Pour chacun, décrivez la situation, votre action et ce qui s’est passé ensuite. Utilisez des faits que vous pouvez expliquer si l’on vous demande des détails. Ne donnez pas de chiffres confidentiels et n’inventez pas un indicateur pour rendre l’histoire plus impressionnante.
Préparez surtout les questions qui suivent : pourquoi avez-vous choisi cette action, qu’avez-vous fait personnellement et quelle limite reste-t-il ? Une réponse solide supporte ces relances. Si votre expérience est principalement académique, associative ou liée à un projet personnel, présentez-la comme telle. Il n’est pas nécessaire de la transformer en expérience professionnelle fictive pour montrer une compétence. L’exercice consiste à relier une preuve réelle à une tâche du poste visé.
| Élément à expliquer | Question de préparation | Formulation utile |
|---|---|---|
| Responsabilité | Qu’ai-je fait moi-même ? | My responsibility was to… |
| Choix | Pourquoi cette solution ? | I chose this approach because… |
| Résultat | Que puis-je réellement démontrer ? | The outcome we observed was… |
| Limite | Qu’est-ce qui reste incertain ? | I cannot attribute the whole result to… |
| Apprentissage | Que ferais-je autrement ? | Next time, I would… |
S’entraîner à changer de langue sans changer de sens
Faites raconter un même projet en français puis en anglais, mais dans un ordre différent. Vérifiez que les dates, les responsabilités et les résultats restent cohérents. Si la version anglaise devient beaucoup plus vague, identifiez les expressions qui manquent. Si elle devient plus ambitieuse, retirez les ajouts qui ne correspondent pas aux faits.
Exercice original : un partenaire commence en français, vous demande de résumer le projet en anglais puis pose une question imprévue sur un désaccord. Répondez à la question précise sans réciter toute votre présentation. Utilisez une phrase de clarification si nécessaire : « Are you asking about the disagreement itself or how we resolved it? » Vous entraînez ainsi le maintien du sens et l’interaction. Le changement de langue est un scénario possible à préparer, pas une règle universelle attribuée à tous les recruteurs lausannois.
Organiser une répétition utile plutôt qu’un spectacle parfait
Préparez une simulation avec l’annonce, la durée approximative et le support prévu. Votre partenaire doit varier les questions et vous interrompre parfois pour demander une précision. S’il connaît toutes vos réponses à l’avance, il risque de compléter mentalement ce que vous n’expliquez pas. Une seconde personne moins familière de votre parcours peut révéler des zones floues.
Après la simulation, retenez trois corrections prioritaires : une sur le contenu, une sur la clarté linguistique et une sur la conduite de l’échange. Refaites seulement le passage concerné, puis testez-le avec une autre question. Ne passez pas tout le temps disponible à corriger des détails qui ne gênent pas la compréhension. Si l’entretien se déroule en visioconférence, utilisez le même matériel lors de l’essai. Préparez une phrase pour signaler une coupure sonore et un moyen de reprendre contact selon les informations de l’invitation.
Prévoir les dernières étapes et vos propres questions
Sur une semaine de préparation, consacrez d’abord une séance à l’annonce et au parcours, une autre aux preuves, puis une aux relances. Gardez ensuite un temps pour la simulation et un dernier pour la reprise des difficultés. Ajustez ce plan à l’échéance ; il organise votre travail sans garantir un niveau ou un résultat de recrutement.
Préparez aussi des questions sur les premières missions, les interlocuteurs et les situations où l’anglais intervient. Elles montrent votre intérêt pour le travail réel et vous aident à vérifier l’adéquation du poste. Décrivez honnêtement votre niveau et vos usages, en distinguant un test informel d’une certification. Flalingo publie ce guide et propose des cours payants ; une préparation accompagnée peut être utile si elle vous apprend à répondre avec vos propres exemples. Elle ne doit ni fabriquer votre parcours ni vous promettre une embauche.
Questions fréquentes
Puis-je préparer un entretien anglais avec un conseiller francophone ?
Oui, pour clarifier le poste, le parcours et les preuves à présenter. Il faudra ensuite vérifier la manière de les exprimer et de répondre aux relances en anglais. Les deux accompagnements peuvent se compléter, à condition de préciser ce que chacun apporte et ses éventuelles conditions d’accès.
Comment présenter un diplôme peu connu à l’étranger ?
Conservez son intitulé exact et expliquez le domaine, les contenus pertinents et les projets réalisés. N’inventez pas une équivalence officielle. Si le poste demande une reconnaissance formelle, vérifiez la procédure applicable auprès des interlocuteurs compétents, séparément de la traduction utilisée dans l’entretien.
Que faire si l’on passe soudainement à l’anglais ?
Prenez un court instant pour identifier la question et répondez simplement. Vous pouvez demander une précision sur le point attendu. Une préparation bilingue autour de quelques expériences réelles aide à garder le fil sans devoir mémoriser deux discours complets et rigides.
Faut-il annoncer immédiatement toutes mes difficultés en anglais ?
Présentez une description honnête et pertinente lorsque le sujet est abordé. Donnez des exemples de tâches que vous réalisez et de celles que vous travaillez encore. Évitez aussi bien la dévalorisation générale que la promesse d’une aisance que vous ne pouvez pas démontrer.
Sources et vérification
- État de Vaud: orientation pour adultesVérifié le:
- UNIL Alumnil: liens de carrièreVérifié le:
- orientation.ch: rechercher un emploiVérifié le:
Flalingo publie ces guides et propose des cours d’anglais payants. Les sources étayent les faits ; les recommandations suivent les critères expliqués dans chaque guide.